Le Taïchi au secours de la santé mentale
Pour sa troisième édition, la journée internationale de la santé mentale était relayée à Chaumont à l'initiative du Centre Hostalier de Haute Marne avec le soutien de la Municipalité et de l'UNAFAM. Le thème retenu pour cette journée de rencontre et d'échange autour du handicap était l'Art, sous toutes ses formes.
Dans son discours d'accueil très remarqué et applaudi, Mme Pierson, adjointe au Maire, a mis l'accent sur l'ampleur et la diversité induites par ce thème (on attend jusqu'à 1500 personnes sur la journée) où se retrouvent pêle-mêle la peinture, l'écriture, le chant, la musique, la danse... et où le Taïchi et le Qi gong ont toute leur place en tant qu'arts énergétiques.
Et voilà de nouveau Martine et Catherine sur le pont, prêtes à accueillir toute la journée des dizaines de groupes de jeunes gens guidés par leurs professeurs jusqu'à notre stand installé au bord du stade Daniel Louis.
Les premiers collégiens arrivent peu après dix heures. Il fait beau, on est dehors : les conditions semblent idéales mais on découvrira très vite qu'on est constamment dérangé par les groupes qui passent et repassent pour se rendre d'une activité à l'autre. Difficile, dans ces conditions, de capter l'attention d'un public jeune et qui, à la base, n'a pas demandé à venir là.
Ici, rien à voir avec la semaine bleue et les "aînés" de la semaine dernière : Catherine s'adapte immédiatement à son jeune auditoire et capte son attention en un instant en présentant le taïchi comme un sport de combat.
Très vite, on se met en place et si quelques-uns restent en retrait, la majorité des élèves joue le jeu et reproduit de bonne grâce les mouvements proposés et montrés par Catherine et Martine.
Une ouverture, un ballon et deux séparations plus tard, ne restent que trois élèves qui ne participent pas. Nos deux animatrices ont kidnappé tous les autres !
Mais on a peu de temps pour s'attarder sur les détails : on a promis un sport de combat, c'est déjà le moment de le prouver. Catherine et Martine donnent immédiatement du sens à ce qu'on vient de faire.
La perplexité se lit sur les visages : font-elles semblant ou de véritables forces sont-elles en jeu dans ces mouvements d'attaques et de défenses ? En se mettant par deux, l'expérience est de plus en plus concrète. Les mouvements sont maladroits mais la volonté de s'appliquer est totale. Catherine et Martine passent et rectifient rapidement les positions, expliquent d'où part la force, comment se placer, comment répondre ou esquiver.
Mais c'est déjà la fin de l'expérience : elle aura duré 25 minutes. Un autre groupe arrive déjà, une demi-classe qui sera complétée 5 minutes plus tard dans une certaine confusion assez frustrante pour ceux qui avaient déjà "accroché". Un élève a encore le temps d'interpeller Catherine sur son désir de Chine et on recommence à zéro...
La journée sera longue et pourtant enrichissante à plus d'un titre.
Autres photos prises ce matin-là.
Créez votre propre site internet avec Webador